Eau, énergie, blanchisserie, produits chimiques : Pedro Gomes Lopes, CEO de Swarm Initiative, chiffre poste par poste les économies réelles qu’une démarche RSE génère, des Ibis Budget aux établissements haut de gamme, sans travaux ni investissement technologique majeur.
Dans la suite de notre série dédiée aux actions RSE dans l’hôtellerie, Pedro Gomes Lopes, CEO et fondateur de Swarm Initiative, identifie les postes d’économies les plus fréquents liés à une démarche RSE.
- Eau et énergie : jusqu’à 20 à 30 % d’économies sur les consommations, via l’optimisation des pratiques existantes, sans travaux.
- Produits chimiques et d’hygiène : une réduction très significative, pouvant aller jusqu’à la quasi-élimination des gaspillages existants via la refonte des protocoles de nettoyage ou le passage aux écopompes.
- Blanchisserie : jusqu’à 10 % de réduction des coûts, en rationalisant le changement du linge.
Ce dernier poste est souvent négligé. Pourtant, c’est l’un des plus impactants. La blanchisserie représente un coût significatif dans l’exploitation, et sa maîtrise passe moins par un investissement technologique que par une discipline opérationnelle : qui change quoi, quand, et comment.
« L’important, c’est que les bonnes pratiques soient appliquées avec du sens. Le « why » revient tout le temps. Il faut que ça fasse sens pour les équipes qui doivent promouvoir et mettre en œuvre ces pratiques. Et pour le client, il faut que ça fasse sens aussi, sinon il pensera qu’on réalise des économies sur son dos, alors que c’est bien plus subtile que ça, » rappelle Pedro Gomes Lopes.
Des économies peuvent également être réalisées en évitant le gaspillage. C’est par exemple le cas au niveau du petit-déjeuner en remplaçant des produits individuels par des grands contenants ou pour certains produits d’accueil qui peuvent être mis à disposition seulement à la réception.
«Des économies peuvent également être réalisées sur les produits d’accueil ou le petit-déjeuner. L’enjeu, selon moi, est de les réallouer vers des produits de meilleure qualité. Le client perçoit ainsi une valeur accrue, sans augmentation des charges pour l’hôtelier, » suggère l’expert.
| À retenir Calculez votre ROI avant de vous lancer. Pour un 50 chambres qui consomme 18 litres/minute par pommeau de douche, le simple passage à des pommeaux à effet Venturi, incluant un système simple mélangeant de l’air et de l’eau (8-9 l/min) peut réduire de moitié la consommation d’eau chaude sanitaire, et par ricochet la facture de gaz ou d’électricité liée au chauffage de l’eau. |
Retrouvez le premier volet de notre série dédiée à la stratégie RSE dans l’hôtellerie :


